jeudi 1 mars 2007

Pour le 10 mars, El Desdichado


La lecture du poème par Michael Edwards, cours du Collège de France, et début d'explication :

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(du site Études littéraires)

Nerval Gérard de Nerval (1808-1855) : fiche biographique

  • Gérard de Nerval, de son vrai nom Gérard Labrunie, est né à Paris le 22 mai 1808. Nerval a été élevé à Mortefontaine (dans le Valois) dans la propriété de son grand-oncle en raison de l'absence de ses parents (son père a obtenu un poste de médecin dans la Grande Armée napoléonienne et sa mère est morte en 1810). En 1814, son père revient en France et Gérard de Nerval entre au collège Charlemagne à Paris.
  • Lors de ses études parisiennes, il s'intéresse à la littérature allemande dont il sera un excellent traducteur : en effet, à l'âge de vingt ans, il traduit le Faust de Goethe. Au lendemain de la « bataille d'Hernani », au cours de laquelle Nerval se range du côté de Théophile Gautier, il fréquente assidûment la bohème parisienne et publie ses premières Odelettes (dans les années 1830). En 1837, il tombe amoureux de Jenny Colon (qui mourra en 1842). Nerval voyage en Orient en 1843 pendant plus de douze mois. Ensuite, il travaille pendant dix ans dans l'édition et le journalisme.
  • À partir de 1853, Nerval souffre d'accès de démence et fait des séjours répétés en clinique. Il connaît quelques moments de lucidité d'où naîtront Sylvie, les Filles du feu et les Chimères (1854). En 1855, il est retrouvé pendu à une grille de fer à Paris (actuellement place du Châtelet).________________
Traitements oulipiens :
1) Ronsard + Nerval / 2 =

Quand vous serez déshérité

Quand vous serez bien vieille, ô veuve inconsolée,
Assise auprès du feu, dans la tour abolie,
Direz chantant mes vers, sur mon luth constellé :
« Ronsard me célébrait en sa mélancolie. »

Lors vous n'aurez servante, ayant tant consolé,
Déjà sous le labeur aux bords de l'Italie,
Qui au bruit de mon nom en mon coeur désolé,
En bénissant mon nom, à la rose s'allie.

Je serai dans les airs, Lusignan ou Biron,
Sous les ombres myrteux des figuiers de la Reine ;
Vous serez le foyer où nage la Sirène,

Regrettant mon amour, traversant l'Achéron.
Jouez, si m'en croyez, sur la lyre d'Orphée :
Oyez dès aujourd'hui les doux ris de la Fée.

Gérard de Ronsard
(par
Alain Zalmanski)

2) Acrostiche
(par Jean Fontaine)

3) Nerval + Apollinaire (Le Pont Mirabeau) / 2 =

El Desmirabo

Je suis le Ténébreux, - le pont où coule la Seine,
Le Prince d'Aquitaine et de nos amours :
Ma seule Étoile est morte, - faut-il qu'il m'en souvienne :
Porte le Soleil noir toujours après la peine.

Dans la nuit du Tombeau restons face à face,
Rends-moi le Pausilippe tandis que sous
Ta fleur qui plaisait tant, le pont de mes bras passe.
De la treille des regards l'onde est si lasse.

Suis-je Amour ou Phoebus ?... Comme cette eau courante
Mon front est rouge encor de l'amour qui s'en va ;
J'ai rêvé dans la Grotte où la vie est si lente...

Et j'ai deux fois vainqueur vu passer les semaines :
Modulant tour à tour : « Ni les amours reviennent,
Ni les soupirs d'une Sainte là ou coule la Seine ».

Nervallinaire





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